La nécessité d’une approche totalement différente en matière de leadership et de changement radical de paradigmes devient de plus en plus évidente chaque jour en Haïti.
La fenêtre d’opportunité pour mettre en œuvre des changements profondément positifs est maintenant disponible, et nous devons saisir le moment pour donner de l’espoir à une population désespérée par l’apathie de ses dirigeants actuels.
Le changement ne peut pas être simplement un concept vocal dont se moquent les politiciens et les leaders en herbe; mais une vision rassembleuse suivie d’objectifs clairs et mesurables qui devrait être proposée à la population.
Le mois dernier, en avril, plus de 600 personnes sont mortes dans la violence des gangs en Haïti, où les autorités n’avaient pas la capacité de protéger les civils. Les gangs utilisent des tireurs d’élite pour tirer “sans discernement” sur les gens dans la rue et “tirer dans les maisons”, et les gens sont “brûlés vifs dans les transports en commun”.
Soyons clairs, l’État haïtien « n’a pas la capacité de réagir », donc les civils forment des groupes d’autodéfense pour combattre les gangs.
Ce soulèvement spontané est appelé « Bwa Kale ».
Cela avait conduit à une augmentation des « meurtres par la foule et des lynchages de membres présumés de gangs ». Au moins 164 meurtres de ce type ont été documentés en avril seulement.
Cela alimentera la spirale de la violence, et Haïti est aujourd’hui suspendu au-dessus d’un abîme insondable. Mais ce soulèvement violent est plus que compréhensible. La population, terrorisée depuis deux ans par divers gangs, à travers des enlèvements, des meurtres, des viols et la destruction de leurs maisons, a décidé que trop c’était trop.
Souvent, ils accompagnent la police dans leurs raids autorisés, mais de plus en plus ils agissent seuls. Se sentant désespérément seuls, en colère et amers de leur abandon total par le gouvernement et leurs amis internationaux, ils n’entendront pas raison tant que la plupart des gangs ne seront pas éliminés.
A la veille de la célébration de la création de notre drapeau national, le 18 mai 1803, nous devons nous poser cette question des plus importantes : « comment retrouver la paix et la prospérité dont nous jouissions il y a moins de 40 ans » ?
La réponse est évidente dans sa simplicité.
Haïti a besoin d’un leadership visionnaire dans l’application de nouveaux paradigmes qui lui donneraient un bond en avant de 30 ans grâce aux nouvelles technologies, à des règles strictes d’ordre public et à une lutte constante contre la corruption et l’impunité.
Ce nouveau leadership doit être uniquement dédié à l’amélioration de la vie de son peuple et au rétablissement de la place d’honneur d’Haïti dans la communauté mondiale. Ainsi, Haïti retrouverait sa fierté et sa dignité et revendiquerait sa position de perle des Antilles.


